Soutien à Charles Fréger, photographe

2012
2019
Charles Fréger
Diablicos Sucios, La villa de los santos, Panama. Série "CIMARRON", 2014-2018 © Charles Fréger
Charles Fréger
Spy boy, Mardi gras indians, New Orleans USA, Série "CIMARRON", 2014-2018 © Charles Fréger
Charles Fréger
Tiznao, Santo Domingo, République dominicaine, Série "CIMARRON", 2014-2018 © Charles Fréger
Charles Fréger
Charles Fréger, exposition « YÔKAÏNOSHIMA », Le Forum, Tokyo, 2016 © Nacása & Partners Inc.
Charles Fréger
Charles Fréger © Nacása & Partners Inc.
Après Wilder Mann et Yokainoshima, Charles Fréger dévoile le troisième volet de sa série photographique consacrée aux mascarades à travers le monde. Intitulé "Cimarron", celui-ci s’ancre dans les territoires des Amériques. En 2019, la Fondation marque sa fidélité au travail du photographe français en soutenant sa présentation au château des ducs de Bretagne, à Nantes.

Depuis 2010, Charles Fréger (France, 1975) explore les rites et traditions populaires à travers les cultures. Une recherche photographique au long cours, qui le conduit des mascarades hivernales sur le continent européen, avec Wilder Mann (2010-2011), aux figures rituelles masquées de l’archipel nippon, avec Yokainoshima (2013-2015). En 2019, une exposition personnelle au château des ducs de Bretagne, à Nantes, dévoile le troisième volet de cette ambitieuse série de portraits, poursuivie entre 2013 et 2018 sur le territoire américain.

Dans un espace géographique s’étendant du sud des États-Unis au Brésil, Charles Fréger dresse cette fois un inventaire, non exhaustif, des mascarades pratiquées par les descendants d’esclaves africains. Intitulé Cimarron, du nom des esclaves fugitifs ayant fondé des communautés, ce nouvel ensemble questionne l’hybridation et la diversité des cultures afro-caribéennes et afro-américaines. Derrière la multitude de traditions masquées photographiées par Charles Fréger se meuvent les fantômes d’hommes et de femmes aspirant à la liberté. Ici, la mascarade incarne plus que jamais la mise en regard d’une communauté par une autre. Elle ouvre un espace où, à travers les gestes et les parures, l’on rejoue le rapport à l’oppresseur pour le renverser et le subvertir.

Parallèlement à son programme Immersion, une commande photographique franco-américaine, et au mécénat exclusif du Prix Henri Cartier-Bresson, l’action de la Fondation en faveur de la création photographique prend la forme de plusieurs soutiens. C’est en ce sens qu’elle accompagne depuis plusieurs années le travail de Charles Fréger. Après avoir exposé Wilder Mann dans ses anciens espaces de Berne puis de New York, en 2012 et 2013, la Fondation a ainsi rendu possible la création de Yokainoshima à travers le Japon. Ce travail a ensuite été exposé en 2016 au Forum, à Tokyo, puis, de nouveau avec le soutien spécifique de la Fondation, aux Rencontres d’Arles, en 2016. Enfin, la Fondation soutient la production de Cimarron et sa présentation au château des ducs de Bretagne en 2019.

www.charlesfreger.com

Disciplines
Photographie
La Fondation soutient avec fidélité le travail photographique de Charles Fréger.
Après l’Europe et le Japon, Charles Fréger poursuit son exploration des mascarades dans les cultures afro-caribéennes et afro-américaines.
"Cimarron" dévoile un espace où l’on recrée, à travers les parures et les gestes, le rapport à l’oppresseur.

Informations

Exposition

Charles Fréger, Cimarron, du 02/02/2019 au 14/04/2019
Château des ducs de Bretagne, Nantes