Depuis 1982, les installations de Claude Levêque convoquent le rêve, le merveilleux, les références à l’enfance et à la violence des hommes. Des œuvres qui créent une tension entre douceur et brutalité, rêve et terreur, obscurité et lumière, inquiétudes, contraintes et effets de miroirs. Le plasticien privilégie le travail
in situ pour créer des atmosphères denses qui génèrent un maximum d’impressions, souvent contradictoires.
Le cirque miniature qu’il a spécialement conçu pour La Verrière est inaccessible. C’est en levant le regard qu’on le découvre. Le chapiteau est dressé sur une plaque de Plexiglas, tendue sur des tréteaux de bois tourné qui s’élèvent à 2,50 mètres du sol. La structure de deux mètres d’envergure, son mât traditionnel et sa guirlande lumineuse entrent parfaitement en résonance avec l’architecture de l’espace. De concert avec l’œuvre, une mélodie conçue par Gerome Nox évoque un air connu : L’Entrée des gladiateurs.
En regard de l’installation se dévoile une image terrifiante, celle d’un clown rieur dont les yeux sont transpercés par des lames de couteaux. Le regard acéré de l’artiste sur un monde terrifiant ? Claude Lévêque se met en embuscade et joue d’artifices pour séduire un public qu’il parvient à déstabiliser.